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CGT CIC SO : Quelles sont les actions de votre syndicat au 1ier Trimestre 2021

13 Avr 2021 | CGT

Bonjour à tous,

Le premier trimestre reste (et pour un certain temps encore) sous l’influence des mesures sanitaires avec de nombreuses interrogations sur la sortie de crise. Plus de 5 millions de français ont été infectés par le virus (27,6 en Europe, 131,6 dans le monde), 10 millions de français ont été vaccinés (1ière dose) mais si la vaccination accélère, comment sera l’été, pourrons nous voyager, partir en congés, nous retrouver autours d’un bon repas au restaurant…

Pour certains, le télétravail subi devient de plus en plus pénible. Cela ne remet pas en question le télétravail en tant que nouvelle organisation mais les employeurs s’appuient sur ce sentiment pour ne pas accélérer sa mise en place ou tenter de le limiter. La pandémie a bon dos.

La DG du groupe CMAF commence à communiquer sur les résultats de la dernière enquête « Comment allez vous » ; Nous attendons les résultats à l’échelle du CIC SO désormais.

  • Une forte participation avec près de 70% salariés répondants,
  • Des collaborateurs de plus en plus lassés et inquiets, quels que soient leur métier et leur localisation.
  • Leur moral est avant tout affecté par les contraintes extérieures (couvre-feu / confinement) et l’absence de visibilité sur la sortie de la crise (indice à 35 % soit une baisse de 5 points du ressenti positif par rapport à septembre 2020). La CGT considère que la problématique était patente et qu’avant il y avait certains dérivatifs sociaux. Ce n’est pas la crise qui est à incriminer. Elle n’a été qu’un révélateur de tensions et de fatigue au travail.
  • Dans le réseau, la situation commerciale et les relations avec les clients (de plus en plus tendues) sont bouleversées ; Les salariés demandent en premier lieu d’adapter l’exigence commerciale et de tempérer ce sentiment d’urgence permanent : demandes d’adaptation des objectifs à la période, de plus de moyens (entraide entre entités…), d’allègement de l’administratif, ou encore d’étalement des projets (20% d’évocations spontanées de ce sujet, contre seulement 13% en septembre 2020)
  • Pour ceux qui sont en télétravail de manière très importante, le manque de convivialité et la perte de lien social se font ressentir plus durement. Le sentiment d’isolement voire de solitude est de plus en plus présent en particulier en dehors du réseau.

Que fait votre syndicat dans ce contexte ?

Les sujets ne manquent pas.

Nous avons multiplié les visites d’agences sur l’ensemble du territoire. Vos représentants sont sur le terrain. Et le constat est souvent le même partout :

  • Une organisation du télétravail difficile, certaines agences s’en tirent mieux que d’autres mais on sent clairement une volonté de le limiter à l’aune des objectifs commerciaux.
  • Une pression commerciale accrue, tout azimut et continue avec un sentiment d’urgence. Les outils destinés à aider à l’action commerciale dans le temps s’avèrent être des marqueurs et des outils de flicage; Désormais les salariés ont des objectifs sur ces outils en plus des objectifs commerciaux. A la limite, il vaut mieux être au top dans DCOM que sur RCOM….
  • Un flicage dans les périodes de télétravail. Les petits chefs en présentiel n’ont pas disparu, il se sont déplacés dans le monde digital et s’expriment maintenant encore plus au travers des nombreux e-mails qu’ils envoient, ajoutant allègrement en copie les chefs, les chefs des chefs de leurs interlocuteurs. Ce sont les mêmes qui organisent les visio-apéro, réplication du phénomène de rester tard au bureau pour montrer à quel point ils sont investis.
  • Une lourdeur administrative accentuée par les profonds changements en terme de back office (GSC en moins…) ou de réorganisations…
  • des conséquences des fermeture d’agence, annoncées et dénoncées lors des derniers CSE sans écoute de la part de la DG qui reste sur des certitudes et objectifs, qui s’avèrent déstabilisantes en terme d’organisation….
  • des manques d’effectifs (salariés en arrêt maladie non remplacés ponctuellement (interdiction de recours à l’intérim, gel des embauches…), postes laissés vacants…) impactant la vie des autres collègues avec des déports de la vie professionnelles vers la vie personnelle (sans paiement d’heures supplémentaires….). Des salariés ont confié travailler tard le soir chez eux, voire certains weekend…La Direction estime qu’il s’agit de problème d’organisation personnel… Non, cette réponse est insatisfaisante.

La CGT CIC SO a porté à la connaissance de la DRH ces problèmes et continuera dès lors qu’elle constatera des dysfonctionnements.

Nous avons été amenés à travailler sur quelques sujets de harcèlement, de ressentis de harcèlement ou de déviances managériales (exemple : convocation par le N+2 à des points « commerciaux » qui se transforment en entretiens limite disciplinaires avec possibles sanctions…en dehors de tout respect des procédures et des conventions), que ce soit dans le grand public, dans l’entreprise… Un dossier est terminé au grand soulagement des équipes, d’autres en cours d’investigations préalables. Tous les cas font systématiquement l’objet d’une remontée auprès de la DRH. Cependant, pour les porter efficacement, nous devons disposer de preuves ou de témoignages. Et là malheureusement, nous nous heurtons à une certaine omerta. Seuls quelques salariés osent s’exprimer. Pour améliorer les choses, vous ne devez pas vous taire. Nous rappelons qu’il y a une charte (disponible sur Pixis Univers du Salariés ou cliquez ici), invitons les collègues à en prendre connaissance et surtout libérer la parole.

Pour la CGT CIC SO, aucune compromission sur ces sujets qui altèrent la santé de nos collègues. Si certains managers n’ont pas compris qu’il y a eu des changements dans l’exigence, nous irons au bout même si certains nous stigmatisent ou tentent de faire croire à une croisade de la CGT contre les managers. Il n’en est rien, nous ne faisons pas d’amalgames…. Le harcèlement peut d’ailleurs être également horizontal ou transversal (collègues vs collègues) et dans ces cas nous aurons la même approche ferme. Nous nous battrons sur tous les dossiers pour faire en sorte que la QVT ne soit pas qu’un simple accord affiché mais un état d’esprit partagé par tous.

Nous nous insurgeons sur le nouveau dogme de la Direction Générale relative aux ruptures conventionnelles (RC). La CGT CIC SO a accompagné certains salariés et s’est battue jusqu’au bout, malheureusement sans résultats.

Depuis l’arrivée du nouveau DRH CMAF, le message est passé : Plus de RC ou à la marge et le CIC SO ne fait pas exception alors que la pratique (même si confidentielle avec 15 RC et moins de 20 licenciements en 2019 pour 1 700 ETP) restait acceptée malgré son coût (628 K€ en 2019, 420 en 2018, 557 en 2017). Les RC sont une soupape d’équilibrage et l’oublier peut avoir des conséquences à tous niveaux.

La position de la DG est désormais assumée : « ce n’est pas à la collectivité de « subventionner » par le versement d’une indemnité conventionnelle un choix personnel de reconversion« . En clair, pas question de payer. . Aujourd’hui, pour obtenir une RC, il convient très en amont de préparer un dossier à charge ou avoir des arguments forts pour essayer de négocier. Est ce que cet état d’esprit améliore celui de loyauté ?

Pire, nous avons constaté que dans certains cas et dans une certaine région, toute demande de RC se traduisait par une double peine. Non seulement il y a refus de versement d’indemnité mais la Banque ouvre le poste du salarié alors même que ce dernier n’a pas donné sa démission. Là aussi quid de la loyauté ?

Notre avocat a pris en charge le dossier d’un salarié et a demandé des comptes. La réponse de l’avocat du CIC SO est édifiante. Elle légitime la méthode considérant que cela rentre pleinement dans les attributions de l’employeur que de prévoir et anticiper les éventuelles ruptures et mutations, sans que cela ne doive émouvoir plus avant le salarié. Ainsi, il ne conteste pas l’ouverture du poste suite à demande du salarié de négocier une RC et même trouve cela sain que la banque tire immédiatement des conséquences de la volonté du salarié de partir. Pour la CGT CIC SO, pourquoi alors ne pas aller au bout de ce raisonnement… Ouvrons directement les postes 2 ans avant une mutation ou avant leur départ à la retraite. Ou pourquoi ne pas proposer tous les postes en cas d’éventuel départ des salariés un jour ou l’autre ??? Quelle ineptie, quel errement dans ce raisonnement. Le porte parole du CIC SO rajoute même que de plus, le contrat de travail prévoyant une mobilité fonctionnelle et géographique, la banque peut imposer à tout collaborateur et qu’il ne saurait lui en être fait reproche, tant factuellement que juridiquement. La CGT CIC SO s’étonne que ceux qui parlent et imposent des mobilités sont ceux qui ne bougent que rarement…. Et de conclure que les salariés doivent tirer les conséquences de leur souhait de quitter l’entreprise sans s’offusquer des dispositions prises par cette dernière. Il est donc désormais mis une forte pression psychologique sur les salariés. Pour la CGT CIC SO, cette méthode est assimilable à des mesures de rétorsion alors que l’employeur a des obligations en matière de santé au travail… Quid de la responsabilité de la DRH en cas de RPS suite à ces méthodes ?

Nous aborderons ce point lors d’un prochain CSE et nous ne nous arrêterons pas à une simple réponse. La CGT CIC SO et la CGT du groupe CMAF sommes choqués par cette stratégie déstabilisatrice et génératrice de stress et de RPS.

Avec la CGT du groupe, nous portons également le dossier des cadres anciennement H (convention AFB) -principalement des chargés d’affaires particuliers ou des GSC- qui, suite à l’application du socle commun, se sont retrouvés classés 5 (TMB) avec cependant le maintien de leur statut cadre. La CGT est le seul syndicat à monter au créneau sur ce sujet. Nous travaillons avec notre avocat et espérons avoir d’ici le 3ième trimestre une réponse de la DG du groupe CMAF.

Nous avons d’autres sujets au feu allant de faux prétextes d’insuffisance professionnelle pour légitimer voire pousser au départ, à la discrimination en passant par des rumeurs diffamantes colportées par des managers ou des responsables qui en se comportant de la sorte sont très loin de l’exemplarité… Nous sommes au coeur des difficultés des salariés et la période de crise est propice aux dérives.

Pour pouvoir intervenir, nous devons avoir des remontées…. Nous demandons ainsi à nos syndiqués de nous aider à cela en restant vigilants et force de propositions.

Au sujet des syndiqués, nous avons accueilli une dizaine de nouveaux syndiqués au cours du premier trimestre. Autant de cadres que de TMB, ce qui est le reflet de notre volonté de représenter TOUS les salariés. L’équipe CGT CIC SO les remercie pour leur confiance et leur souhaite la bienvenue.

La force du collectif est importante pour défendre les intérêts de tous. On vous attends.

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