Pourquoi la CGT n’a pas signé l’accord sur les augmentations générales des salaires 2022
La Direction du groupe CMAF et les organisations syndicales se sont réunies les 06 et 07 décembre pour discuter des mesures salariales 2022. Vous en connaissez les résultats.
De nombreuses organisations syndicales, dans leurs tracts, soulignaient l’importance de leurs contributions et de leurs signatures, se satisfaisant des mesures. La CGT a également fait un tract à l’issue de ces négociations que vous pourrez retrouver (cliquez ici) ; Au delà de ces communications, il me parait toutefois intéressant de vous apporter plus d’informations sur le déroulé des négociations afin de comprendre la raison pour laquelle nous n’avons signé que partiellement les mesures.
Alors que la Direction Générale avait fait croire que nous aurions des NAO ambitieuses, elle s’est présentée avec des propositions décevantes mélangeant comme l’an dernier prime PEPA (1.500 €), abondement PEE (750 € pour 250 € versés), mesures d’augmentations générales 2022 (0.8% avec plancher de 200 €), enveloppes individuelles (1.5%) et exceptionnellement une enveloppe de rattrapage pour l’égalité hommes/femmes (0.5%). cf notre tract du 23/11/2021.
Le 06 décembre, la Direction Générale a finalement proposé une prime PEPA de 2.000 €, une augmentation générale des salaires de 1% (plancher à 350 €), un abondement de 750 € (pour 250 € épargnés) et des enveloppes complémentaires : mesures individuelles de 1.5% et égalité professionnelle 0.5%. Et une clause de revoyure en septembre si l’inflation dépasse 2,5 % sur les 8 1ers mois de l’année.
Avec ces propositions, la Direction a plaidé être le groupe le mieux disant de la profession bancaire mais, bien entendu, en laissant planer son chantage habituel que nous dénonçons : Proposition soumise à signature sinon possibilité de retour plus bas.
La CGT avait réalisé, avant ces négociations, une grande consultation pour connaître les souhaits de ses syndiqués, non pas si ils souhaitaient une augmentation, mais quel était le niveau acceptable en vue d’une signature des accords. Le consensus était de coller à l’inflation avec une marge de manoeuvre vers 1.8%. Parallèlement, nous souhaitions une intersyndicale solide pour faire front commun face au chantage à la signature de la Direction et négocier au mieux des intérêts des salariés du groupe.
Dès les premières minutes du round, il était clair que les négociations seraient compliquées tant vis à vis de la Direction que de l’intersyndicale qui proposait 1,6% d’AGS rapidement descendue à 1.2%. De fait, la CGT s’est immédiatement dissociée de l’intersyndicale. Seule, la CGT a expliqué sa position et la nécessité de négocier individuellement chaque items :
- La PEPA : Compte tenu d’une inflation à fin Octobre 2021 de 2.6% (source Insee), les salariés subissent ainsi une perte de pouvoir d’achat dont la Direction Générale était consciente dès mai 2021 puisque le président Théry s’était engagé à négocier une prime PEPA avec les partenaires sociaux. Pour la CGT, la prime PEPA ne pouvait être qu’un élément de rattrapage de pouvoir d’achat pour 2021. Le montant annoncé par la Direction est passé de 1.500 € à 2.000 €. La CGT a voté pour et signé l’accord.
- L’abondement : La Direction et l’intersyndicale ont fini par se mettre d’accord pour augmenter le niveau de l’abondement de 750 € à 900 € soit un effort de 150 €…. Dissociée de l’intersyndicale, la CGT a néanmoins signé l’accord.
- Les AGS : La CGT, dissociée de l’intersyndicale, a, malgré tout, mis sa signature dans la balance en faisant une ultime proposition à 1.5%, plancher 500 € qui a été balayée par la Direction restée ferme sur le 1%. L’intersyndicale a accepté de signer à 1% enterrant ainsi toute possibilité de révision. La CGT, estimant que ce niveau était largement insuffisant (20 € net pour les salaires en dessous de 40.000 €) et loin des prévisions de l’INSEE en terme d’inflation prévisionnelle 2022 (2.2%), est restée également ferme et n’a pas signé cet accord.
- La clause de revoyure. Le joker de la Direction a été la pilule acceptée par l’intersyndicale qui en ont fait un pivot de négociation et un élément de victoire (cf leurs tracts à l’exemple de celui du SNB = Cette clause était une condition essentielle de la signature du SNB ). Nous ne jugeons pas mais pour la CGT, cette clause a uniquement le mérite d’exister mais n’assure pas le maintien du pouvoir d’achat. La CGT a considéré que cet effet d’annonce était suffisamment flou d’autant qu’il ne s’agit que d’une indication visant à l’ouverture de discussions et non un engagement à augmenter le niveau de l’AGS. Et par ailleurs, ces discussions s’engageraient après 8 mois de perte de pouvoir d’achat. La forte « pression » de l’intersyndicale a cependant obtenu que le niveau d’inflation éventuel soit ramené de 2.5% à 2%. Belle victoire mais rendez-vous en Septembre….
La Direction, globalement, a fait valider ses propres propositions, l’intersyndicale réduite à 3 OS n’ayant pas apporté de contre pouvoir fort dans les négociations et la CGT n’ayant pas été entendue dans ses revendications.
C’est dommage, le rendez vous a été manqué et il est vraisemblable qu’en 2022, il y aura un gap entre l’augmentation des salaires (hors mesures individuelles) et le coût de la vie. Si tout le monde se satisfait de ces mesures (cf communications PIXIS), la CGT est bien plus réservée.
Restons cependant positifs : La CGT est restée ferme sur ses fondamentaux (AGS) tout en apportant des éléments d’explications (ce n’était pas une position dogmatique) et a su jouer collectif en signant les accords PEPA et abondement qui apportent aux salariés. Egalement, nous notons l’avancée en terme de réévaluation des salaires hommes/femmes et nous nous en réjouissons.
Nous aurons d’autres commissions, d’autres accords à négocier… La CGT reste un interlocuteur solide dans la défense des salariés.
Articles récents
L’enquête « Allez-vous bien » de mai 2021 : Spéciale CIC SO
[dipl_breadcrumb nav_bg_color="#212529" enable_different_bg="on" nav_last_item_bg_color="#FC0F26" use_home_link_custom_text="on" home_link_text="Accueil" _builder_version="4.27.0" _module_preset="default" global_text_settings_text_align="left"...
CSE de Janvier 2025 : Réorganisations à l’ordre du jour !
[dipl_breadcrumb nav_bg_color="#212529" enable_different_bg="on" nav_last_item_bg_color="#FC0F26" use_home_link_custom_text="on" home_link_text="Accueil" _builder_version="4.27.0" _module_preset="default" global_text_settings_text_align="left"...
CGT CIC SO : Une année 2024 particulièrement active pour la CGT
[dipl_breadcrumb nav_bg_color="#212529" enable_different_bg="on" nav_last_item_bg_color="#FC0F26" use_home_link_custom_text="on" home_link_text="Accueil" _builder_version="4.27.0" _module_preset="default" global_text_settings_text_align="left"...
Les résultats du sondage « vous avez la parole » CIC SO 2024
[dipl_breadcrumb nav_bg_color="#212529" enable_different_bg="on" nav_last_item_bg_color="#FC0F26" use_home_link_custom_text="on" home_link_text="Accueil" _builder_version="4.27.0" _module_preset="default" global_text_settings_text_align="left"...
Indemnités de crèche et de garde
His cognitis Gallus ut serpens adpetitus telo vel saxo iamque spes extremas opperiens et succurrens saluti suae quavis ratione colligi omnes