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Les managers : L’exemplarité, une nécessité.

31 Mai 2021 | Société

L’accord cadre portant sur la Qualité de Vie au Travail (QVT) signé le 28 octobre 2020 insiste sur le rôle central que donne le groupe CMAF à ses managers, acteurs clés contribuant pleinement à l’engagement des salariés, leur motivation et leur confiance.

L’article 5-3 prône ainsi un management responsable et bienveillant qui s’articule autour d’enjeux majeurs :

bâtir une relation de confiance entre les salariés et leurs managers
reconnaitre le travail accompli, notamment par une culture de l’échange ou « feedback »
adopter un management positif qui permet de développer l’esprit d’initiative
développer l’engagement des salariés.
Le CIC SO a pleinement pris compte cet accord cadre.

Si nombre de managers l’ont bien intégré, malheureusement d’autres n’en ont cure. Simple papier qui n’a de valeur que celle d’un kleenex ? Les visites que nous avons faites dans les agences montrent qu’il y a un fossé entre les discours de certains managers, les ressentis des salariés et la réalité.

La CGT CIC SO sera particulièrement attentive sur les cas remontés.

Mais au fond, la nomination a un poste de manager vaut-elle légitimité ? Certains pourraient le penser puisque c’est le message de leur propre hiérarchie (qui souvent ne manque pas de les court-circuiter…). Mais la réponse est non. La sociologie et la psychologie établissent que les axes principaux axes d’un management réussi sont ceux de la confiance et de l’exemplarité. Cette exemplarité managériale est ainsi la première des obligations d’un manager.

Certes, il n’est pas simple d’en faire preuve. En effet, les managers ont aussi une vie et ne peuvent pas tout maîtriser tant techniquement qu’humainement. Mais par contre, ils doivent montrer des valeurs de travail, de respect, de générosité, d’efforts, de volonté d’y arriver et faire de leur mieux à chaque fois pour progresser et faire progresser en favorisant la cohésion d’équipe.

Les équipes sont très sensibles à l’attitude de leurs managers mais aussi à leurs pratiques de management. Ils les observent pour s’assurer de faire correctement, de pratiquer un management approprié mais aussi pour vérifier qu’ils peuvent avoir confiance en eux et surtout si leur manager est digne de son poste. Dans le management d’équipe, l’exemplarité managériale est donc une question de crédibilité auprès de ses équipes.

Mais comment se matérialise l’exemplarité ?

  • Se mettre à la place de l’autre dans le sens de la capacité à se dire « si cela m’arrive, comment aimerai-je que mon manager réagisse ? »
  • Etre disponible pour écouter ses équipes, établir un bon relationnel et une relation de confiance. Cette bonne écoute permet de mieux comprendre les équipes, d’être plus justes avec elles, d’intégrer les problématiques (externes ou internes) qu’elles rencontrent. Les mettre au pilori, les « dézinguer » sont des méthodes qui n’apportent aucune valeur ajoutée et in fine s’avèrent désastreuses à moyen terme.
  • Tenir ses engagements ainsi que les engagements demandés.
  • Reconnaître ses torts et savoir se remettre en question.

Le comportement d’un manager va rapidement dicter la conduite de ses équipes. Ainsi pour manager, passer des messages dont le fonds est important, la forme doit être adaptée au risque sinon de desservir l’objectif. Ainsi, si le comportement n’est pas approprié, l’image donnée devient négative.

Par effet de mimétisme, l’exemple donné par un hiérarchique est souvent recopié. Plus il est contraire à une éthique, plus les méthodes se sclérosent. Le courtisanat devient la norme au détriment des équipes (cf notre article sur les courtisans).

Etre chef est une position hiérarchique ; Etre leader, c’est avoir la capacité de diriger. On peut être chef sans y être prédisposé… mais il n’existe pas de leader incapable de diriger.

La différence entre les deux est l’attitude. Alors que le chef est au sommet de l’organisation et s’appuie dessus pour donner des ordres, le leader communique des idées et participe aux processus. En d’autres termes, l’un se contente de commander et l’autre agit en tenant compte des capacités de son équipe. Le leader obtient des gens qu’ils fassent ce qu’il souhaite parce qu’il leur donne envie de le faire. Cela se fait sans pression, sans négativité. Le chef quant à lui peste sur l’incompétence de son équipe et le fait savoir haut et fort.

Certains « managers » du CIC SO devraient vraiment se remettre en question tant dans leurs actes, leurs discours que dans leurs méthodes. Se sentent-ils illégitimes et compensent par un excès d’autoritarisme ? Ou se sentent-ils tellement légitimes qu’à l’abri ? Rappelons que personne n’est à l’abri et que les placards sont remplis de ceux qui se croyaient au-dessus des autres.

La direction du groupe CMAF a raison de promouvoir un management responsable.

Mais cet engagement doit être suivi d’effets et les brebis égarées doivent être rapidement reprises. C’est à ce prix que l’on pourra alors parler d’un management bienveillant.

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