1. Accueil
  2. Non classé
  3. Que s’est il joué au CSE du 24 Février ?

Que s’est il joué au CSE du 24 Février ?

26 Fév 2024 | Non classé

Lors du dernier CSE de Février 2024, les élus ont dénoncé des agissements visant à nuire dans l’unique but de licencier des collègues : Montage de dossiers exclusivement à charge sans vérifications des allégations, faits sortis de leurs contextes et dénaturés à la seule fin de « prouver » le caractère inacceptable donc sanctionnable, probité douteuse des accusateurs, documents faussés et/ou arrangés, viciation de l’entretien préalable qui, plutôt qu’être un échange contradictoire, une garantie pour le salarié, devient un réquisitoire et acte d’accusation, lancement de rumeurs concourant au lynchage professionnel et au sapage de réputation.

Refusant ces méthodes indignes, montrant leur désapprobation et la rupture du contrat moral, les élus, ensemble, se sont levés et sont partis laissant la Direction dans une colère noire. Le dialogue social cher au groupe est en danger au CIC Sud-Ouest. C’est la première fois que cela arrive dans notre banque signal d’alerte majeur alors que nous vivons un changement de gouvernance et l’entrée dans un nouveau plan stratégique. 

L’objectif des élus n’était pas de revenir sur les dossiers individuels de licenciements quasi annoncés, mais bien de dire STOP aux dérives car si on autorise voire on privilégie ces méthodes, alors plus personne n’est à l’abri de l’arbitraire.

Avoir la chance d’être Directeur Général, c’est plus que de veiller aux performances financières. C’est prendre de la hauteur, c’est être responsable au plus haut niveau de la santé physique et morale des salariés, c’est être garant des fondements de l’entreprise : La confiance.

Et là, les fondements sont en danger.

Dans la séquence que nous vivons actuellement, ce qui nous indigne, c’est que des personnes sensées défendre les valeurs du groupe, notamment la bienveillance, la probité, la confiance, la loyauté se sont fourvoyés.

  • Demain, comment faire confiance à ces hiérarchiques dès lors que l’on sait où l’honnêteté se situe dans leur échelle de valeur ?
  • Demain, comment ces derniers pourront demander à leurs équipes de s’engager pleinement avec eux ?
  • Demain, si au plus haut niveau ces méthodes sont consacrées, comment pourrons nous croire en nos dirigeants ?
  • Demain si la délation et la peur s’installent, comment pourrons nous assurer l’unité sociale ?
  • Demain comment venir au travail sereinement et assurer la réussite de notre banque ?

Ensemble, Performant, Solidaire …. Trois mots dénués de sens si certains cadres dirigeants versent dans l’indignité.

Fort de ce constat, que devaient faire les élus qui ont eu connaissance des dossiers ?

Il était de notre devoir de dénoncer ces méthodes et d’envisager déposer un droit d’alerte d’atteinte aux personnes conformément à l’article L2312-59 du code du Travail tant le droit des personnes, l’atteinte à la santé physique et/ou moral, l’atteinte aux libertés individuelles étaient patentes.

Pour la Direction, nous nous trompons de combat, nous ne comprenons rien ! Pour la Direction, les meneurs doivent avoir la tête coupée ! Mais à la vérité, il n’y a pas de meneurs, il y a juste des salariés qui ont démocratiquement obtenu  la confiance de leurs collègues et qui ont OSE dire non ! Ainsi, l’unicité représentée par une intersyndicale confirme que tous sommes choqués, tous vent debout contre ces méthodes inacceptables.

Le combat est juste car il en va de la Qualité de Vie au travail, de la santé de nos collègues et de l’image de l’entreprise.

Encouragé par ses valeurs mutualistes, Crédit Mutuel Alliance Fédérale s’engage, par ailleurs, dans une démarche visant à l’amélioration de la qualité de vie de chacun au travail et à la promotion, sous toutes ses formes, de la dynamique de dialogue social entreprise aux côtés des syndicats. Faire de notre entreprise un lieu tout à la fois attractif et valorisant, humain et innovant, ne peut se faire sans défendre cette ambition « sociale ». Ce rappel des ambitions du groupe est important.

On peut nous obliger à applaudir lors de grandes messes mais pas nous obliger à accepter sans réagir.

« La seule chose qui permet au mal de triompher est l’inaction des hommes de bien ».

Les élus du CIC Sud Ouest ont décidé d’agir avant qu’il ne soit trop tard, avant que tous les salariés ne soient en danger, avant que le contrat moral et l’engagement social ne soient détruits.

Nous, la CGT, resterons mobilisés pour tous nos collègues, pour défendre leurs droits, quelques soient leurs niveaux, leurs métiers.

C’est notre devoir.

Nous ne lâcherons pas.

Articles récents

CSE de Janvier 2025 : Réorganisations à l’ordre du jour !

[dipl_breadcrumb nav_bg_color="#212529" enable_different_bg="on" nav_last_item_bg_color="#FC0F26" use_home_link_custom_text="on" home_link_text="Accueil" _builder_version="4.27.0" _module_preset="default" global_text_settings_text_align="left"...